Le retour des participants après un événement d’entreprise, sans questionnaire de douze questions
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Le retour des participants après un événement d’entreprise, sans questionnaire de douze questions
Tout le monde est reparti content, et l’année suivante vous refaites exactement le même programme. Le retour qui sert vraiment se recueille sur place, avant que les gens ne cherchent leur manteau.


La réponse en bref
Le retour le plus exploitable se recueille dans la dernière demi-heure sur place, pendant que le déroulé de la journée est encore entier dans les têtes. Trois questions écrites suffisent, à condition que l’une d’elles porte sur ce qu’il faudrait changer et pas seulement sur ce qui a plu. Un formulaire envoyé le lendemain matin revient à moitié rempli, et la moitié qui répond est composée des plus enthousiastes et des plus déçus. Le lieu qui vous a accueilli a vu la journée d’un autre angle que le vôtre : demandez-lui ce qu’il a observé avant de partir.
- Le bon moment est la dernière demi-heure sur place, pas le lendemain matin.
- Trois questions écrites valent mieux que douze, et la seule qui serve porte sur ce qu’il faut changer.
- Une note sur dix ne vous donne rien à corriger.
- L’équipe du lieu voit le creux de l’après-midi et les gens qui décrochent, vous ne le voyez pas.
- L’effectif définitif se donne à J-7, le devis part sous 24 heures ouvrées.
01Le moment du recueil pèse plus lourd que le nombre de questions
Un séminaire ne se termine jamais dans le calme. Les gens rangent leurs affaires, récupèrent un chargeur oublié, regardent l’heure de leur train. C’est pourtant là que se joue la qualité de ce que vous allez apprendre, parce que la journée est encore entière dans les têtes : l’atelier du matin, le passage à vide de quinze heures, la personne qui n’a pas dit un mot après le déjeuner.
Vingt-quatre heures plus tard, il ne reste qu’une impression générale et polie. Les réponses se ressemblent toutes. Sur les événements que nous accueillons au 6-8 boulevard de la Trémouille, les organisateurs qui font remplir un papier avant le départ repartent avec presque toutes les réponses. Ceux qui envoient un lien le lendemain nous disent en récupérer entre un tiers et la moitié, et ce sont les plus satisfaits et les plus mécontents qui répondent. La majorité, celle qui a trouvé la journée correcte sans plus, ne clique pas.
La dernière demi-heure mérite donc une place dans le déroulé, au même titre que la pause de l’après-midi. Cinq minutes suffisent si les questions sont courtes.
02Trois questions écrites, dont une seule compte vraiment
La première question sert à mettre les gens en route : ce que vous retenez de la journée. Elle ne vous apprendra pas grand-chose, elle sert de rampe.



La deuxième porte sur le moment le plus utile. Elle est intéressante parce qu’elle sépare ce qui a fait plaisir de ce qui a servi. Un atelier de cuisine finit souvent en tête du plaisir, et une discussion de quarante minutes en petit groupe finit en tête de l’utilité. Ce n’est pas la même information, et les deux comptent.
La troisième est la seule qui change quelque chose l’année suivante : ce que vous supprimeriez ou raccourciriez. Formulée ainsi, elle autorise la critique sans obliger personne à se plaindre. Demandez « qu’est-ce qui vous a déplu » et vous obtenez des cases vides. Demandez « qu’est-ce que vous raccourciriez » et vous obtenez des réponses précises, souvent la même revenue six fois.
Gardez les trois sur une seule feuille, sans logo ni introduction. Le papier reste plus efficace que le téléphone à ce moment de la journée : personne ne sort son portable pour remplir un formulaire quand le groupe se disperse.
03La note sur dix est le format à éviter

Elle rassure, elle se met dans un tableau, elle se compare d’une année sur l’autre. Elle ne dit rien de ce que vous pouvez corriger. Une moyenne de 8,4 sur dix ne vous apprend ni que l’atelier était trop long, ni que la salle du matin était trop froide, ni que deux personnes n’ont pas mangé parce que leur régime alimentaire n’avait pas été transmis.
Le vrai risque de la note, c’est qu’elle occupe la place. L’organisateur rentre avec son 8,4, le présente au comité de direction, et la conversation s’arrête là. Aucune décision n’en sort. Si votre direction réclame un chiffre, gardez-en un seul, du type « combien de personnes recommanderaient la journée à un collègue », et mettez l’énergie sur les réponses écrites.
04Le lieu a vu la journée d’un autre angle

Pendant que vous animez, quelqu’un d’autre regarde votre groupe. Nos chefs et notre équipe d’accueil passent la journée avec vos participants : ils voient qui arrive en avance, qui reste au téléphone pendant la pause, à quel moment la salle se vide vers le couloir, quelles tables se sont formées au déjeuner et lesquelles ne se sont jamais mélangées.
Ce retour ne coûte rien et personne ne le demande. Cinq minutes avec le responsable de salle avant de partir valent souvent mieux qu’un questionnaire. Nous avons plus de 850 événements derrière nous, ce qui donne un point de comparaison : quand un organisateur nous dit que son après-midi a traîné, nous pouvons en général lui décrire à quoi ressemblait le programme des groupes chez qui elle n’a pas traîné.
La même remarque vaut pour la restauration. Tout est cuisiné sur place le jour même, et l’équipe sait donc exactement ce qui est revenu dans les assiettes. C’est une mesure de satisfaction que personne ne pense à demander et qui ne ment pas.
05Un atelier de cuisine produit un retour différent d’une salle de réunion
Le format change ce que vous pouvez apprendre. Après une journée en Meeting Room, en U à 22 personnes ou en classe à 20, les retours portent sur le contenu, le rythme et la clarté des objectifs. Après un atelier de cuisine au Cooking Lab, ils portent sur les groupes : qui s’est retrouvé avec qui, si les brigades étaient équilibrées, si la personne arrivée le mois dernier a été intégrée ou laissée au rinçage des saladiers.



Un atelier occupe quatre heures, repas compris, avec les brigades sur l’entrée et le plat pendant que les chefs prennent le dessert. Sur cette durée, la composition des groupes devient le principal levier de réussite, et c’est la question à poser dans le retour : est-ce que vous auriez préféré être avec d’autres personnes. Au-delà de 24 participants, on passe en ateliers tournants de 20 personnes, avec des rotations de 45 minutes à 1 h 30, et la question devient celle du rythme des rotations.
Posez la question qui correspond au format que vous avez choisi. Un questionnaire générique recopié d’une année sur l’autre passe à côté de ces deux sujets.
06Le retour ne sert que s’il arrive à la personne qui décidera l’an prochain

Beaucoup de retours meurent dans un fichier tableur sur l’ordinateur de la personne qui a organisé. Elle change de poste, quelqu’un d’autre reprend le dossier, et le nouveau reconstruit le programme à partir de rien.
Une page suffit pour l’éviter : trois choses qui ont marché, trois à changer, le budget réel, et l’effectif présent face à l’effectif annoncé. Rangez-la là où le prochain la trouvera, avec le devis et le déroulé. C’est le document qui fera gagner une semaine à la personne suivante, et il se rédige le lendemain, pendant qu’on se souvient encore des détails.
Si vous travaillez avec le même lieu d’une année sur l’autre, envoyez-lui cette page. De notre côté, nous gardons le déroulé, les régimes alimentaires et la composition des groupes d’un événement au suivant, et le deuxième se prépare en deux échanges au lieu de six.
?Vos questionsQuestions fréquentes
Combien de temps faut-il prévoir pour recueillir les retours sur place ?
Cinq minutes suffisent avec trois questions écrites sur une seule feuille. Réservez le créneau dans le déroulé, juste avant les remerciements, sinon il disparaît au moment où le groupe commence à se disperser.
Le papier ou le questionnaire en ligne ?
Le papier sur place. Personne ne sort son téléphone pour remplir un formulaire quand tout le monde récupère ses affaires. Le questionnaire en ligne ne se justifie que si vos participants repartent chacun de leur côté sans moment collectif final.
Faut-il que les réponses soient anonymes ?
Oui pour la question sur ce qu’il faut changer, sinon vous n’obtiendrez que des compliments. Laissez tout de même la possibilité de signer à ceux qui veulent qu’on revienne vers eux.
Vous nous donnez votre retour sur notre journée ?
Volontiers, il suffit de nous le demander avant de partir. Nos chefs et l’équipe d’accueil passent la journée avec votre groupe et voient des choses que l’organisateur ne voit pas, en particulier les moments où l’attention baisse.
Comment savoir si le format choisi était le bon ?
Regardez la réponse à la question sur le moment le plus utile. Si elle désigne systématiquement les temps informels, le repas ou les trajets entre les salles, votre programme est trop chargé et il faut lui enlever une séquence.
Vous pouvez venir dans nos locaux ?
Non, nous ne nous déplaçons pas. Tout se passe au 6-8 boulevard de la Trémouille, à Dijon, à 10 minutes à pied de la gare et à 1 h 30 de Paris en TGV.
Quel délai pour recevoir une proposition ?
Le devis part sous 24 heures ouvrées. L’effectif définitif se donne à J-7, ce qui laisse le temps d’ajuster les groupes et la restauration.

Antonin Carré, cofondateur et CEO de Salt & Pepper. Six ans d'événementiel à Dijon, plus de 850 événements organisés dans le lieu. Son profil et ses articles
Dites-nous ce qui n’a pas marché la dernière fois
On construit le déroulé à partir de ça, avec une proposition chiffrée sous 24 heures ouvrées.

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