Les erreurs qu’on voit le plus souvent dans les rétroplannings
Séminaire
Les erreurs qu’on voit le plus souvent dans les rétroplannings
Le rétroplanning est fait, les dates sont posées, et pourtant la semaine du séminaire se termine en courant. Après 850 événements, on retrouve presque toujours les mêmes erreurs. Les voici, avec ce qu’on fait pour les éviter.


La réponse en bref
Les erreurs qui reviennent le plus : compter les jours calendaires au lieu des jours ouvrés, caler le nombre de participants trop tard, oublier le temps de transport dans la journée, empiler les séquences sans pause et découvrir la salle le matin même. Aucune n’est grave prise séparément. Ensemble, elles font une journée qui se termine en retard.
Pour aller plus loin : préparer son séminaire d’entreprise à Dijon.
- Un devis se construit en 24 h ouvrées, pas en 24 h : envoyé le vendredi après-midi, il arrive le lundi.
- L’effectif se cale à J-7 : c’est la date qui pilote la cuisine, le dressage et le nombre de plans de travail.
- Paris est à 1 h 30 de Dijon en TGV, puis dix minutes à pied de la gare : le premier créneau utile commence rarement avant 10 h 30.
- Un atelier cuisine, c’est 2 h en cuisine puis le repas, 4 h en tout, pour 5 à 24 personnes par session : au-delà, on fait tourner les groupes.
01Erreur 1 : raisonner en jours calendaires
Un rétroplanning qui dit « devis reçu à J-30 » est juste si la demande part un mardi. Envoyée un vendredi à 16 h, la même demande obtient sa réponse le lundi, parce que les 24 heures qu’on annonce sont des heures ouvrées. Le même décalage se répète à chaque étape : validation interne, signature, retour des participants sur le menu. Trois étapes qui tombent sur des week-ends, et le planning a perdu une semaine sans que personne n’ait pris de retard. La correction est simple : on compte tout en jours ouvrés, et on place les demandes en début de semaine.
02Erreur 2 : laisser le nombre de participants ouvert jusqu’à la veille
C’est l’erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse en énergie. Tant que l’effectif n’est pas connu, rien ne se fige : ni le nombre de plans de travail en Cooking Lab, ni les quantités en cuisine, ni la disposition de la salle. Chez nous, l’effectif se cale à J-7. Ce n’est pas une contrainte administrative : c’est la date à laquelle la cuisine commande, le dressage se dessine et l’équipe se compose. Un rétroplanning qui n’a pas de ligne « effectif définitif » à J-7 est un rétroplanning qui finira par un coup de téléphone la veille. Notre conseil : posez une date de réponse à vos participants dix jours avant, et gardez trois jours de marge pour les retardataires.



03Erreur 3 : oublier que la journée commence à la gare

Sur le papier, le séminaire commence à 9 h. Dans la réalité, une équipe qui part de Paris arrive en gare de Dijon après 1 h 30 de TGV, puis marche dix minutes jusqu’au 6-8 boulevard de la Trémouille. Le premier créneau vraiment utile démarre donc vers 10 h 30, café compris. Si le planning prévoit un atelier cuisine en fin de matinée, comptez 4 h repas compris : il ne se termine pas avant le milieu de l’après-midi. La solution qu’on voit fonctionner : un accueil café à l’arrivée, une séquence courte de travail, et l’atelier cuisine placé en fin de matinée ou l’après-midi, pour que tout le monde soit là et posé.
04Erreur 4 : empiler les séquences sans temps de respiration

Le déroulé de la journée est souvent le document le plus optimiste du dossier. Réunion de 9 h à 12 h, atelier de 12 h à 14 h, restitution de 14 h à 17 h : chaque bloc est juste, mais l’enchaînement ne l’est pas. Personne ne passe d’une salle à l’autre en zéro minute, et un groupe de quarante personnes met dix minutes rien qu’à se déplacer et se réinstaller. Ce qu’on ajoute systématiquement quand on relit un déroulé :
- Dix minutes de battement entre deux séquences qui se tiennent dans deux salles différentes.
- Une vraie pause en milieu de matinée et une autre en milieu d’après-midi, avec le café et un en-cas fait sur place.
- Un déjeuner qui tient compte du format : un repas assis pour 45 personnes en Event Room ne prend pas le même temps qu’un cocktail debout pour 100.
- Une fin annoncée un quart d’heure avant l’heure à laquelle il faut vraiment partir pour le dernier train.
05Erreur 5 : choisir l’atelier avant de connaître l’effectif
Le format de l’atelier dépend d’abord du nombre de participants, et beaucoup de rétroplannings font l’inverse : ils posent « atelier Top Chef » à J-60 et découvrent à J-7 que le groupe est passé de 20 à 60 personnes. Les ordres de grandeur qu’on utilise :



| Format | Durée | Participants |
|---|---|---|
| Atelier cuisine ou défi Top Chef | 2 h puis le repas, 4 h en tout | 5 à 24 par session |
| Atelier tapas | 1 h 30 | jusqu’à 80 |
| Atelier mixologie | 1 h | jusqu’à 80 |
| Atelier moutarde | 1 à 2 h | jusqu’à 24 |
| Tapas et mixologie croisés | 3 h | jusqu’à 80, par rotations |
Au-delà de 24 personnes en cuisine, on fait tourner les groupes entre les salles ou on bascule sur un format tapas ou mixologie qui accueille jusqu’à 80 participants d’un coup. Autant le savoir à J-30 qu’à J-7.
06Erreur 6 : découvrir le lieu le matin même

Le plan de la salle envoyé par mail ne dit pas où sont les prises, ni de quel côté entre la lumière du jour, ni si l’écran se voit depuis le fond. À Dijon, la Meeting Room fait 60 m² au dernier étage, insonorisée, avec 40 places en théâtre, 22 en U ou 20 en classe ; l’Event Room fait 130 m² avec 80 places en théâtre et 45 en repas assis. Ces chiffres suffisent pour choisir, pas pour organiser. On propose une visite ou un échange en visio avec l’équipe du lieu avant de figer le déroulé : c’est là qu’on décide de l’implantation, du partage d’écran sans fil, de la sono et de l’endroit où poser le café.
07Erreur 7 : gérer les hôtels à part

Le rétroplanning du séminaire et celui de l’hébergement vivent souvent dans deux fichiers, tenus par deux personnes. Résultat : un check-out à 11 h pendant qu’une session commence à 9 h, ou des valises qui n’ont nulle part où aller. On travaille avec des hôtels partenaires de 2 à 5 étoiles dans le centre-ville de Dijon, et on aligne les deux plannings dès le devis : heure de check-in, dépôt des bagages au lieu, dîner du soir et petit-déjeuner du lendemain apparaissent sur le même déroulé que les sessions de travail.
08Ce qu’on fait de notre côté
Quand une demande arrive, on renvoie un devis en 24 h ouvrées avec un déroulé heure par heure, pas seulement un prix. C’est ce déroulé qui sert de base au rétroplanning : il fixe les jalons qui nous concernent (choix du format, menu, effectif à J-7, horaires) et laisse à l’organisateur ceux qui lui appartiennent (invitations, contenu des sessions, intervenants). Toute la cuisine est faite maison sur place, ce qui nous laisse de la souplesse jusqu’à J-7 sur les quantités, mais pas sur le format. Si un doute reste sur une étape, l’équipe du lieu la relit avec vous : c’est plus rapide qu’un mail de plus.



?Vos questionsQuestions fréquentes
Combien de temps à l’avance faut-il demander un devis pour un séminaire ?
Le devis lui-même arrive en 24 h ouvrées. Ce qui prend du temps, c’est la validation interne et le calage de l’effectif. Pour un séminaire de 40 à 80 personnes avec hébergement, six à huit semaines de marge permettent de choisir les dates et les hôtels sans se presser.
Que se passe-t-il si l’effectif change après J-7 ?
On s’adapte sur les quantités quand c’est possible, puisque la cuisine est faite sur place. En revanche, le format et la disposition de la salle sont figés à J-7 : un groupe qui double ne pourra plus passer d’un atelier cuisine à 24 à un format tapas à 80 sans revoir le déroulé.
Peut-on commencer un séminaire à 9 h avec une équipe qui vient de Paris ?
Oui, à condition de prendre un train tôt : Paris-Dijon dure 1 h 30 en TGV, plus dix minutes à pied jusqu’au lieu. Dans la pratique, la plupart des équipes préfèrent un accueil café vers 10 h et une première session à 10 h 30.
Combien de salles faut-il prévoir pour 60 personnes ?
Une salle pour la plénière (l’Event Room accueille 80 personnes en théâtre) et une ou deux salles pour les sous-groupes : la Meeting Room pour 40 en théâtre, le Creative Lounge pour 18 en canapé. La privatisation complète représente 400 m² pour 120 personnes.
Qui gère les hôtels dans le rétroplanning ?
Vous gardez la main sur les réservations, mais on vous met en relation avec nos hôtels partenaires de 2 à 5 étoiles en centre-ville et on intègre les horaires d’hébergement au déroulé de la journée, pour que le check-in, le dîner et le petit-déjeuner ne se heurtent pas aux sessions.
Faut-il visiter le lieu avant le séminaire ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est ce qui évite le plus d’erreurs le jour J. Une visite ou un échange en visio d’une demi-heure suffit pour décider de l’implantation, de l’écran et du placement des pauses.

Antonin Carré, cofondateur et CEO de Salt & Pepper. Six ans d'événementiel à Dijon, plus de 850 événements organisés dans le lieu. Son profil et ses articles
Un rétroplanning qu’on relit ensemble
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